jeudi 8 juillet 2010

La californie est une frontière entre mer et terre le désert et la vie

Mercredi, 17h30 dans mon appart', me voila à baragouiner toute seule après mon sac. Ca donnait un truc dans le genre :" Fait chier de tout le temps courrir à droite et à gauche. J'ai pas envie d'y aller moi! Juste pour faire de la figuration et me sentir mal à l'aise, merci bien!"
19h30 passé, j'attend sous le porche d'entrée ces 5 messieurs. 19h35, une audi A8 (ou un spécimen du genre) noire, vitres teintées, se gare non loin de moi. En sort mes compagnons de table, en costard...Aussi classe que je puisse être ce soir là, je me sentais légèrement pouilleuse à coté d'eux. Le DR ( comprendre directeur régional, le chef de mon chef), me présente aux 4 autres stagiaires... tous plus agés que moi et masculin pour pas changer les habitudes, ce qui n'est pas pour me déplaire. Bref.
Nous voila assis tous les 6, Simon, Jérome, Nicolas, Eudes, le DR et moi-meme, autour d'une table, dans ce genre de resto décrit par Gad Elmaleh dans son dernier spectacle. Les rires à 150€, la carte sans les prix pour moi et les autres stagiaires, les 4 fourchettes, 3 verres, 5 couteaux et 3 cuillères. Je vais passer les détails sur le menu... je préciserais juste que le vin blanc était excellent!
22h, diner terminé, direction l'hotel, bordant la plage. 20 minutes de pause puis c'est repartie jusqu'au bout de la night!! pour bosser bien sur... Et jusqu'à minuit, dans ce bar avec vue sur la mer sous un couché de soleil, on a travaillé sur le power-point qu'on présentait le lendemain. Le tout, accompagné d'une leffe bien fraiche, payées par nos DH (comprendre directeur hospitalité, nos chefs en quelques sorte). Enfin certains DH, puisque le mien et celui de jérome n'étaient pas là...trop studieux certainement. La soirée à suivie son cours, bierres après bierres, tournées après tournées...on se raconte nos vies, d'abord tous les 5, puis on a finit avec les DH en toute fin de soirée/nuit..bref, il était tard.
En parlant des DH, je vois que la meme parité que sur mon site Rennais est respectée: un peu plus d'une dizaine de DH et seulement 2 femmes...

Le lendemain, levé difficile puisque mon réveil n'a pas sonné. J'ai ouvert les yeux à 7h07. Sachant qu'on s'est donné RDV à 7h15 pour le petit dej'...la préparation va être rapide. Au moins, une bonne douche froide la matin, ca permet d'effacer rapidement les restes de la soirée... Petit dej' a peine avalé, il est 7h45 et j'ai la lourde tache de transporter mes 4 homologues jusqu'au lieu du séminaire. Petit dej' offert là aussi ( mais ca passe mal bizarrement). Le lieu du séminaire? ho, 3 fois rien...c'était aux "Grands thermes de saint malo"... un complexe hotellier 3 étoiles, avec thalasso, piscine, salles de sport...bref, un bouïbouï qui borde la plage.
Notre présentation dure 2h, tout s'est bien passé. Le comité de direction continue sans nous
car les 4 loustiques reprennent le train à 12h. On a donc un peu de temps pour faire du tourisme malgré nos tenues inadaptées. Petite balade dans les remparts, toujours bien entourée par mes 4 compères. Vue magnifique sur la mer, sous un soleil éclatant
Je les ai emmené à la gare à 11h45, j'ai entendu le train avec eux et voila, 12h13, tout le petit monde part vers des horizons différents.

Voili voilou pour ces 17 heures Malouine.

Il est vrai que je ne passe plus souvent par ici, mais mon stage me prend énormément de temps. Mais sachez que je m'éclate chez Sodexo. Puis les week-end aussi je m'éclate, un peu partout en France, le plus souvent dans un milieu musicophile quel qu'il soit.
Bref, je m'éclate tout court, la vie est belle, il faut continuer à découvrir ce que l'on ne connais pas, foncer et profiter à la fois. Oui, je suis d'humeur guillerette ce soir (surement à cause de l'après midi de repos que je me suis octroyée!!)

Sur ce, et à défaut d'autres bras, je m'en vais dans ceux de Morphée récupérer mon manque de sommeil.

A bientot pour de nouvelles aventures!



[Titre: La Californie - Julien Clerc]

lundi 28 juin 2010

le bon vieux temps, c'est maintenant!

[Titre: Les bulles de savon - Aldebert]

samedi 12 juin 2010

Comment vont les autres?

Ecrire est une thérapie tellement simple pour une maladie si bégnine qui est mon manque de communication.

Vous n'etes pas sans savoir que pour moi, l'année scolaire est finie depuis vendredi, et que depuis ce jour, je me dis "tiens, faut que je passe sur le blog". Mais malgré cette envie, je suis bien souvent bloquée devant la page. Soit parce que je n'ai rien à raconter tellement ma vie est fade (surtout ces 5 derniers mois, allez savoir pourquoi...) ou alors parce que tout d'un coup, des millions de choses viennent animer ma vie, les meilleurs comme les plus mauvaises, et que du coup, c'est un grand fouilli. Comme aujourd'hui.

J'étais vraiment heureuse à l'idée de rentrer "chez moi" ...

(mais au fond, où c'est chez moi? là ou je vis ma vie? Là où je suis bien? Sachant que les 2 options ne correspondent pas au même endroit)

... tous les soirs, sortir, voir les gens que j'aime, où tout du moins, ceux qui sentent l'air iodé, me détendre, et surtout partir en vadrouille, barouder par ci, par là. Mais non, à la place de ça, on m'annonce que je vais passer mes semaines à Rennes. je vais passer mes soirées seule dans 20 m². Enfin bref, ne soyons pas pessimiste, peut etre que ça sera bien (ou pas).

Puis le retour vous replace tout de suite dans vos pompes, vous met face à la réalite pure et dure, et pas celle dans laquelle je vis dans le coccon picard. Parce que si ma blanche étoile veille sur moi, elle ne le fait pas sur tout ceux qui m'entourent... et ce privilège qu'elle m'accorde et pas aux autres m'exaspère quelque fois.

Bref.

Il est l'heure pour moi de partir m'évader l'esprit par le meilleur des remèdes: concert + coupines.

Je vous promet un article dans les règles de l'art d'ici peu ( je risque d'avoir le temps cette semaine -_-')

[titre: Comment vont les autres? - Benoit Doremus]

mardi 25 mai 2010

j'suis sur la lune si on m'demande

Ca fait 4 fois ce soir que je clique sur "nouveau message", avant de fermer la fenêtre dans la seconde qui suit. Puis il y a le déclic qui fait qu'on y revient pour de bon, même si j'ai rien de particulier à faire partager. Ce déclic aujourd'hui, c'est un des titres de Benoit Doremus, intitulé "de l'autre coté de l'ordi". Mais comme je ne sais pas comment en parler, comment vous dire a quel point je "surkiffe" ce titre, je n'en parlerais pas. Allez juste écouter ce ptit bijou sur Deezer, ou mieux, achetez l'album a partir du 31 mai.
2 s'condes pour vous parler d'ma pomme
Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai passé un week-end de dingue, 4 jours pour se ressourcer, 4 jours qui m'ont ressourcés.
A commencer par une soirée simpa pour féter la fin des partiels...des autres. Alors oui, comme les étudiants en bio de la fac de sciences de nantes, je me suis retrouvée sur cet hippodrome du petit port, dans leur cercle, à parler de sujets hors de mon domaine. Mais le dépaysement, y'a qu'ça dvrai!
je fais des rencontres irracontables, je connais des bleds introuvables
Le vendredi fut plus studieux, et le Pim's m'a gentillement emmené à la limite de mes possibilités tant au niveau de la patience que de la concentration et de la volonté.
Et samedi, tout commenca. Sous un ciel on ne peut plus bleu, une virée au coeur de nantes s'imposait. Fnac, Promod, Bershka, beaucoup d'enseignes nous ont vu déhambuler dans leur rayons de long en large. bref.
Le dimanche fut familial et agréable, puis le week-end s'est terminé en apotéose avec détour la côte bretonne et un plouf dans l'eau rafraichissant.
on se dit, enfin je suppose, c'est pas mal, enfin, y'a quelque chose
"Mais pourquoi elle nous raconte tout ça?" me direz-vous.
Ben parce que je pensais continuer cet articl en vous parlant de la belle bleue... mais ca sera demain ou un autre jour!

[Titre & Références: De l'autre coté de l'ordi - Benoit Doremus]

lundi 3 mai 2010

"prend ça dans ta gueule mon enfant, souris un peu, ça t'f'ra les dents"

Parfois, on écrit plus pendant de longs moments, on a plus le temps - non pas qu'on ait rien à dire - on en ressent pas le besoin.
Puis il y a ces bribes de phrases dont on se rappelle, parce qu'elles nous ont touché, parce qu'elles nous rappellent pourquoi on écrit. Pour vous divertir, pour me divertir, pour me défouler pacifiquement, vous étaler mes tracas, parce que ca soulage toujours d'en parler, et parce que les personnes sachant écouter ne sont pas toujours à proximité.
Alors on se dit qu'on a pas écrit depuis de longs moments, qu'on avait plus le temps -non pas qu'on avait rien à dire - et on en ressens le besoin.
Mon plus gros problème, ce qui m'empèche de passer plus régulièrement raconter ma vie, c'est moi. Moi, mon exigence et mon envie de faire seulement des choses "biens". S'il n'y avait que moi (et c'est le moment de le dire), je pourrais passer tous les jours pour partager mes coups de gueule, faire dégouliner ce que je ressens, faire baver des métaphores, déraper dans de grossières insinuations, le tout dans un champs de mine orthographique. Mais je n'aime pas ça. Ca serait en quelque sorte "parler pour ne rien dire". Je préfère de loin la délicatesse et la retenue.
- Et elle avait raison, plus on y touche, plus ça démange -
Mais souvent, plus que la retenue, c'est la façon d'aborder "le sujet", de trouver l'angle parfait, les mots justes, et souvent les sous-entendus les plus suptiles. Bref, déguiser mon discours.
C'est bien connu, les enfants ingèrent les médicaments plus facilement quand c'est cacher la cuillère de purée. C'est la même chose ici, à l'exception près que j'ai bien du mal à maquiller mes colères, car dompter un flot de pensées qui s'écoule à la vitesse de la lumière, j'ai jamais réussi.
- Ma vie est tout à fait fascinante -
L'autre difficulté, c'est de trouver, LE bon sujet à aborder, celui sur lequel je peux me défouler et à la fois m'amuser. Tout ça en changeant de refrain chaque fois, en essayant de faire "différent" - même si je ne peux apparemment pas échapper à "la griffe Laetitia" - et en m'efforcant de me détacher de mes 2 principales lectures bloguesques, à côté desquelles j'ai pourtant l'impression d'être une minuscule crotte plagieuse.
La passagère, tétue et capricieuse inspiration ne m'aide pas non plus. A croire qu'elle aime faire ses come-back les veilles de partiels.
Sur ce, bonne soirée. La mienne risque d'être longue et intoxiquée.
[Titre: Coups de poignard - La Belle Bleue]
[ + références ici et là]
[inspirée par une étoile filante]

dimanche 2 mai 2010

" Et cozette, elle aime pas les hiboux "

Il m'aura fallu longtemps pour trouver le ton juste de cet article, l'expression la plus parfaite possible, l'état d'esprit fin prêt.

L'escalade

On a tous au moins une fois dans notre vie testé le mur d'escalade du gymnase où on fesait du sport à la belle époque de l'école primaire. Et les conséquences furent plus ou moins désastreuses.
Ce ne sont pas les jours printaniers de ces dernières semaines qui me donnent envie de me mettre à l'alpinisme. "me mettre" ne serait pas tout à fait juste d'ailleurs. Non pas que je pratique ce sport depuis ma plus tendre enfance, non, bien au contraire, je n'ai du toucher de cordes et de mousquetons que 2 fois dans ma vie.
Pourtant, j'ai l'impression de le pratiquer depuis une éternité.
Je connais cette sensation de se retrouver au pied du mur, à prendre son courage à 2 mains, et se lancer dans l'aventure. Mais peut être pas assez à la fois.
Au début, il y a plein de prises. Elles sont jolies, de toutes les couleurs, de toutes les formes, chacune différentes. C'est assez facile. On s'imagine des histoires naives, enfantines, parce que c'est de notre âge. On est pas très haut, puis on est assuré en cas de chute. Aucune blessures possibles, on sera toujours rattrapés.
Puis on se lance, plutôt avec plaisir, on monte. Toujours ces petites prises sur lesquelles nous accrocher, toujours aussi nombreuses et elles se ressemblent beaucoups. D'ailleurs, on pose délicatement nos pieds sur celles qui ont soutenus nos mains auparavent. On s'agrippe à quelques unes, celles qui nous paraissent les plus sécuritaires. Et on continue notre ascension. Sans regarder en bas. Les premières minutes sont toujours assez facile en générale.
Ensuite, chacun ressent les choses de façons différentes. Ce que j'aime personnellement, c'est le gout du risque, l'adrénaline. Même si la personne qui assure ma sécurité en bas, ne peut concrètement rien faire, sauf en dernier recours. Mais je sais que je peux compter sur elle juste avant de m'écraser. Les prises n'ont plus leurs jolies couleurs naives et commencent à s'espacer. Il faut savoir prendre le risque en solo tout en restant raisonnable. Prendre la bonne option parmis l'éventail de directions qui apparaissent devant nous à chaque centimètre qu'on vient de gravir. Mais pour l'instant, je m'en sors pas trop mal. Enfin je pense. Il ne faut surtout pas essayer de réfléchir aux couloirs qu'on a refusé de suivre.
Mais reste pas planté là
Y'a toujours le coup de barre, les jambes lourdes, un mal de phalanges pas possible. Les prises s'éloignent sournoisement et ça devient vraiment casse-gueule. Mais au final, même si on stagne un peu, on trouve toujours la solution pour continuer la montée, la prise à laquelle se raccrocher, celle qui vous maintiendra en équilibre, celle sur laquelle vous vous reposez pendant que vous reprenez un peu de force car pour atteindre la prochaine, il va falloir prendre un risque, sauter, affronter le vide sans pour autant se rendre compte des conséquences si on la rate. Parce qu'il faut rester insouciant, voire prendre la chose à la légère pour ne pas trop s'appitoyer sur la situation dans laquelle on est. Parfois la main entre 2 supports, parfois solidement aggripé.
La suite, la longue et difficile ascension, je ne connais pas encore. J'observe simplement et complètement détachée, ceux qui sont devant moi, avec un pincement au coeur pour tout ceux qui sont arrivés au sommet et qui se laisse tomber.

[Titre: Cozette - les Ogres de Barback]

jeudi 8 avril 2010

"Au fond d'mes tiroirs c'est la pagaille, mon stylo plume est enrhumé"

D'un coté, j'ai beaucoup de chance: TOUS les virus me fuient! Pas la moindre grippe ces 10 petites dernières années, et même pas l'ombre d'une petite gastro; tout juste de petites migraines à l'approche des orages.
Mais le rhume, provoqué par cet insignifiant et abject virus (rhinovirus pour les intimes), se manifeste par des symptomes comme si c'était la 1ere guerre mondiale entre lui et votre système immunitaire, et votre organisme, le champs (bientot délabré) de bataille.

Aussi banal soit-il, les dégats sont concidérables: éternuements à se faire péter les timpans, écoulement nasal à dégainer le mouchoir plus vite que mon ombre, toux à s'en assécher l'oesophage, maux de tête, fatigue à en avoir les yeux d'un lapin qu'aurait une conjonctivite carabinée, perte d'appétit, et j'en passe des meilleurs.

Alors autant dire que ce soir, veille de partiel, j'imprime absolument rien de mon cours de nutrigénomique (comme si c'était pas déja assez compliqué!), alors quant à rentabiliser mon temps, autant venir me lamenter ici, et vous montrer a quel point vous etes chanceux de ne pas (encore?) avoir rencontrer Rhinovirus.

Mais s'il n'y a que ça, je pourrais vour le présenter!


[Titre: Morceaux de papier - La Belle Bleue]