mardi 25 mai 2010

j'suis sur la lune si on m'demande

Ca fait 4 fois ce soir que je clique sur "nouveau message", avant de fermer la fenêtre dans la seconde qui suit. Puis il y a le déclic qui fait qu'on y revient pour de bon, même si j'ai rien de particulier à faire partager. Ce déclic aujourd'hui, c'est un des titres de Benoit Doremus, intitulé "de l'autre coté de l'ordi". Mais comme je ne sais pas comment en parler, comment vous dire a quel point je "surkiffe" ce titre, je n'en parlerais pas. Allez juste écouter ce ptit bijou sur Deezer, ou mieux, achetez l'album a partir du 31 mai.
2 s'condes pour vous parler d'ma pomme
Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai passé un week-end de dingue, 4 jours pour se ressourcer, 4 jours qui m'ont ressourcés.
A commencer par une soirée simpa pour féter la fin des partiels...des autres. Alors oui, comme les étudiants en bio de la fac de sciences de nantes, je me suis retrouvée sur cet hippodrome du petit port, dans leur cercle, à parler de sujets hors de mon domaine. Mais le dépaysement, y'a qu'ça dvrai!
je fais des rencontres irracontables, je connais des bleds introuvables
Le vendredi fut plus studieux, et le Pim's m'a gentillement emmené à la limite de mes possibilités tant au niveau de la patience que de la concentration et de la volonté.
Et samedi, tout commenca. Sous un ciel on ne peut plus bleu, une virée au coeur de nantes s'imposait. Fnac, Promod, Bershka, beaucoup d'enseignes nous ont vu déhambuler dans leur rayons de long en large. bref.
Le dimanche fut familial et agréable, puis le week-end s'est terminé en apotéose avec détour la côte bretonne et un plouf dans l'eau rafraichissant.
on se dit, enfin je suppose, c'est pas mal, enfin, y'a quelque chose
"Mais pourquoi elle nous raconte tout ça?" me direz-vous.
Ben parce que je pensais continuer cet articl en vous parlant de la belle bleue... mais ca sera demain ou un autre jour!

[Titre & Références: De l'autre coté de l'ordi - Benoit Doremus]

lundi 3 mai 2010

"prend ça dans ta gueule mon enfant, souris un peu, ça t'f'ra les dents"

Parfois, on écrit plus pendant de longs moments, on a plus le temps - non pas qu'on ait rien à dire - on en ressent pas le besoin.
Puis il y a ces bribes de phrases dont on se rappelle, parce qu'elles nous ont touché, parce qu'elles nous rappellent pourquoi on écrit. Pour vous divertir, pour me divertir, pour me défouler pacifiquement, vous étaler mes tracas, parce que ca soulage toujours d'en parler, et parce que les personnes sachant écouter ne sont pas toujours à proximité.
Alors on se dit qu'on a pas écrit depuis de longs moments, qu'on avait plus le temps -non pas qu'on avait rien à dire - et on en ressens le besoin.
Mon plus gros problème, ce qui m'empèche de passer plus régulièrement raconter ma vie, c'est moi. Moi, mon exigence et mon envie de faire seulement des choses "biens". S'il n'y avait que moi (et c'est le moment de le dire), je pourrais passer tous les jours pour partager mes coups de gueule, faire dégouliner ce que je ressens, faire baver des métaphores, déraper dans de grossières insinuations, le tout dans un champs de mine orthographique. Mais je n'aime pas ça. Ca serait en quelque sorte "parler pour ne rien dire". Je préfère de loin la délicatesse et la retenue.
- Et elle avait raison, plus on y touche, plus ça démange -
Mais souvent, plus que la retenue, c'est la façon d'aborder "le sujet", de trouver l'angle parfait, les mots justes, et souvent les sous-entendus les plus suptiles. Bref, déguiser mon discours.
C'est bien connu, les enfants ingèrent les médicaments plus facilement quand c'est cacher la cuillère de purée. C'est la même chose ici, à l'exception près que j'ai bien du mal à maquiller mes colères, car dompter un flot de pensées qui s'écoule à la vitesse de la lumière, j'ai jamais réussi.
- Ma vie est tout à fait fascinante -
L'autre difficulté, c'est de trouver, LE bon sujet à aborder, celui sur lequel je peux me défouler et à la fois m'amuser. Tout ça en changeant de refrain chaque fois, en essayant de faire "différent" - même si je ne peux apparemment pas échapper à "la griffe Laetitia" - et en m'efforcant de me détacher de mes 2 principales lectures bloguesques, à côté desquelles j'ai pourtant l'impression d'être une minuscule crotte plagieuse.
La passagère, tétue et capricieuse inspiration ne m'aide pas non plus. A croire qu'elle aime faire ses come-back les veilles de partiels.
Sur ce, bonne soirée. La mienne risque d'être longue et intoxiquée.
[Titre: Coups de poignard - La Belle Bleue]
[ + références ici et là]
[inspirée par une étoile filante]

dimanche 2 mai 2010

" Et cozette, elle aime pas les hiboux "

Il m'aura fallu longtemps pour trouver le ton juste de cet article, l'expression la plus parfaite possible, l'état d'esprit fin prêt.

L'escalade

On a tous au moins une fois dans notre vie testé le mur d'escalade du gymnase où on fesait du sport à la belle époque de l'école primaire. Et les conséquences furent plus ou moins désastreuses.
Ce ne sont pas les jours printaniers de ces dernières semaines qui me donnent envie de me mettre à l'alpinisme. "me mettre" ne serait pas tout à fait juste d'ailleurs. Non pas que je pratique ce sport depuis ma plus tendre enfance, non, bien au contraire, je n'ai du toucher de cordes et de mousquetons que 2 fois dans ma vie.
Pourtant, j'ai l'impression de le pratiquer depuis une éternité.
Je connais cette sensation de se retrouver au pied du mur, à prendre son courage à 2 mains, et se lancer dans l'aventure. Mais peut être pas assez à la fois.
Au début, il y a plein de prises. Elles sont jolies, de toutes les couleurs, de toutes les formes, chacune différentes. C'est assez facile. On s'imagine des histoires naives, enfantines, parce que c'est de notre âge. On est pas très haut, puis on est assuré en cas de chute. Aucune blessures possibles, on sera toujours rattrapés.
Puis on se lance, plutôt avec plaisir, on monte. Toujours ces petites prises sur lesquelles nous accrocher, toujours aussi nombreuses et elles se ressemblent beaucoups. D'ailleurs, on pose délicatement nos pieds sur celles qui ont soutenus nos mains auparavent. On s'agrippe à quelques unes, celles qui nous paraissent les plus sécuritaires. Et on continue notre ascension. Sans regarder en bas. Les premières minutes sont toujours assez facile en générale.
Ensuite, chacun ressent les choses de façons différentes. Ce que j'aime personnellement, c'est le gout du risque, l'adrénaline. Même si la personne qui assure ma sécurité en bas, ne peut concrètement rien faire, sauf en dernier recours. Mais je sais que je peux compter sur elle juste avant de m'écraser. Les prises n'ont plus leurs jolies couleurs naives et commencent à s'espacer. Il faut savoir prendre le risque en solo tout en restant raisonnable. Prendre la bonne option parmis l'éventail de directions qui apparaissent devant nous à chaque centimètre qu'on vient de gravir. Mais pour l'instant, je m'en sors pas trop mal. Enfin je pense. Il ne faut surtout pas essayer de réfléchir aux couloirs qu'on a refusé de suivre.
Mais reste pas planté là
Y'a toujours le coup de barre, les jambes lourdes, un mal de phalanges pas possible. Les prises s'éloignent sournoisement et ça devient vraiment casse-gueule. Mais au final, même si on stagne un peu, on trouve toujours la solution pour continuer la montée, la prise à laquelle se raccrocher, celle qui vous maintiendra en équilibre, celle sur laquelle vous vous reposez pendant que vous reprenez un peu de force car pour atteindre la prochaine, il va falloir prendre un risque, sauter, affronter le vide sans pour autant se rendre compte des conséquences si on la rate. Parce qu'il faut rester insouciant, voire prendre la chose à la légère pour ne pas trop s'appitoyer sur la situation dans laquelle on est. Parfois la main entre 2 supports, parfois solidement aggripé.
La suite, la longue et difficile ascension, je ne connais pas encore. J'observe simplement et complètement détachée, ceux qui sont devant moi, avec un pincement au coeur pour tout ceux qui sont arrivés au sommet et qui se laisse tomber.

[Titre: Cozette - les Ogres de Barback]