mardi 30 mars 2010

"A mes amis rien que je mens, à mes amants j'ai tout appri, et même si c'est pas très joli, j'vois pas comment faire autrement!"

J'ai promis que je passerais ici avant jeudi, c'est chose faite!

Alors-alors, que dire de ces derniers jours? Et bien beaucoup de choses me viennent en tête, et très peu sont descriptibles. A commencer par ce week-end d'émotions à explosion et 2500 bornes que je ne regrette pas d'avoir parcouru.
J'aime être à l'ouest (façon de parler). Mais ça, vous le savez, être entourée de toutes ces petites choses qui font de ma facade atlantique un coin du paradis, au climat tropical.
A cette occasion d'ailleurs, je me suis rendue compte que j'avais "le mal du pays" comme on dit. J'ai besoin de l'air iodé, de déhambuler à Atlantis, de voyager sur mes terres, de savourer les instants exceptionnels (et rares malheureusement) avec ces petites étoiles, de tout horizon.

En parlant d'étoile, j'en connais une qui est "filante". Mais elle repassera parmis nous bientot, très bientot. 3 mois, c'est pas si long!

Bref, un petit article pour cette étoile en particulier, juste pour dire que " je ne suis riche que de mes amis".

A ce week-end mes cocos =)

Voila, c'est dit!



[Titre: Carmen Maria Vega - La menteuse]

mercredi 17 mars 2010

"Je traverse un désert à la recherche d'un grain de sable"

Aujourd'hui, 4 heures de cours d'anthropologie concernant le comportement alimentaire chez l'Homme, et bien sur, on en sort pas indemne de ces trucs là. Ma foi, ce n'est pas désagréable de se laisser bercer par l'accent américain de Christy, racontant des choses et d'autres sur les peuples HUA de Papouasie-Nouvelle Guinée conditionnés par le "NU", du don de boeuf ou de lait blanc paternel nourrissant l'enfant dans les contrées perdues de Jamaïque, voire même de la hierarchie entre chef indiens (moi j'dis une plume dans le cul pour tous et on en parle plus)...Elle y met tellement de passion que ca nous tient en haleine, même si je suis déconcentrée par Alice qui me raconte les trucs cochons qui se passent entre elle et Roseyne Bachelot, mais ça, c'est une autre histoire, adressez-vous directement à elle!

Non, moi ce qui me pose problème, c'est le côté théorique de la chose, le méthode "d'observation participative". C'est la méthode principale de travail de l'anthropologue. En gros, il part vivre 1 ou 2 ans dans le pays/région/ville/village du peuple étudié. Je ne m'étalerais pas plus sur cette méthode, je viens d'en bouffer pendant 4 heures.

Je disais donc que cette "observation participative" était la question énigmatique de mon après midi.

Je crois que vous ne vous rendez pas bien compte...Des mecs partent 2 ans dans la jungle pour vivre comme des peuples incivilisés (un peu comme Florence Aubenas me direz-vous-c'est vrai que parfois la différence entre journalisme et anthropologie est infime- sauf qu'eux, ils le choississent, et sont même payés pour ça), regarder leur manière de vivre, de manger, de se comporter par rapport aux autres hommes.

Moi, j'en serais incapable. Non pas parce que je trouve ça difficile ou abstrait (que croyez-vous que j'ai fait pendant 5 mois à KangourouLand?) mais parce que pour comprendre un autre peuple, il faudrait déjà que je comprenne le mien.

Moi, ma jungle, c'est notre société. La loi du plus fort y est quelque fois maitre d'ailleur. J'ai beau essayer d'observer le milieu, de le comprendre, d'y participer, parfois même de faire semblant, tout ça ne me réussit pas.

Parfois, j'ai l'impression d'etre assise devant une télévision, à regarder les images de mon existance défiler, sans pouvoir zapper, sans pouvoir saisir cette putain de télécommande. Parce que trop souvent, jeme laisse dépasser par ceux qui ne sont pas capable de ne s'occuper que de leur cul.
Et en bonne loser que je suis, je ne suis même pas sure d'avoir la TNT. En plus, les images sont pas nettes, elles sont polluées par pleins de parasites qui se font un malin plaisir à s'inviter, sans que je ne puisse les chasser.
Voila, c'est exactement ça, cette impression d'inactivité devant les émissions qui s'enchainent. La transmition est parfois laborieuse, je songe à passer au réseau cablé, mais faut-il encore trouver le bon!
Quand je pense être dans le thème, je me retrouve parfois déconnectée la seconde suivante, sans avoir été avertie.

Bref, tout ça pour dire que pour être plus à l'aise dans ce monde, j'aurais bien besoin d'une télé 46 pouces en 16/9è avec satellite ( et je veux la TNT pour regarder Taratata le vendredi soir :) )

[Titre: Grain de sable - Luciole]

mardi 16 mars 2010

"Je regarde impuissant le chemin que dessinent pour demain mes racines"

Depuis quelques jours, 2 ou 3 pour être exacte, j'ai des images, des parfums, des sensations, des pensées, des représentations, des envies qui me passent par la tête comme si elles circulaient dans mes neurones comme sur une autoroute 4 fois 4 voies et en excès de vitesse.

Ces images sont ensoleillées par le bien-être, les parfums y sont iodés, la sensation d'un vent frais sur mes joues, les pensées sableuses et rocheuses à la fois, les représentations essentiellement familliales et cocconnifées et côté envies... je ne vous en parle même pas.

Mon problème, c'est le pourquoi. Comme si tout ça, relégué dans un placard au fond du couloir le plus obscure de ma mémoire, avait décidé hazardeusement de refaire surface, comme une bulle de champagne qui remontrait le long de la parois de sa coupe pour venir éclater à la surface, libérant le parfum délicieux et envoutant de la boisson.

Ma situation géographique actuelle n'y aspire pourtant rien. Des plaines à perte de vue, une odeur Spontexiale, une humidité triste, une faune non comparable.

Alors que je sèche littéralement sur la suite de cet article, dans un silence religieusement mortel, j'entend, fruit de mon imagination, un doux murmure déferlant langoureusement, un bruit pétillant et intense d'un bouillon explosif. Et ses sons, je les entendais déjà lorsque je n'étais qu'a l'état de foétus.

Toutes ces choses qui encombrent en ce moment ma capacité à raisonner sont, vous l'aurez compris, loin d'être irréelles, immatérielles, fictives, chimériques, illusoires, fantasmagoriques ou quoi que ce soit d'autre de fallacieux. Ces envies ne sont que circonstances déja vécues, opportunitées saisies et temps passé dans ce royaume sauvage et maritime.

Mais la curiosité de l'histoire, c'est la sélectivité de ces épisodes. Toujours les mêmes, aux mêmes endroits, avec les mêmes personnes.
Parce qu'on connait tous un coin qui respire le bonheur, où il fait bon vivre, toujours.
Moi c'est cette Côte Bretonne, que je connais depuis bien avant que je sache mettre un pied devant l'autre. C'est malgré moi toute mon enfance, ma jeunesse et même mon adolescence. Et malgré ça, ça fait plus d'un an que je n'y ai pas mis les pieds. Et pourtant, je sais que ça n'a pas changé.
J'ai des images de promenades nocturnes à la lumière des lampadaires, le long de l'eau. Des odeurs chaleureuses de crêpes beurre-sucre, sur une table de 5 personnes dans cette crêperie au coeur de cette cité de caractère. Des sensations de caresses du vent sur ma joue, comme la dernière fois, au couché du soleil, les pieds dans l'eau, une guitare à la main. Des envies de m'allonger sur ce sable chaud, d'entendre les cris des enfants, le bruit des vagues et de sentir l'odeur de la crème solaire. Des envies de me faire mal aux pieds en marchant sur les coquillages pilés. Des effluves d'un diner avec une marmite de moules posée au milieu de la table, un pull sur les épaules et des tongs aux pieds. De ressentir la chaleur d'un déjeuné à l'ombre du noisettier, grillades sur le barbecue. Des images d'un dimanche matin à se faufiler dans la foule, les énamations de l'huile de friture pour les chichis qui vous titillent les narines.
Bref, je veux revoir et vite ces paysages, ces falaises, ces rochers, ces vagues, cette mer, ces plages, ces sapins, ces endroits où même en hiver il fait chaud au moins dans la tête.
A la prochaine, pour de nouvelles aventures!
[Titre: Mes racines - Renan Luce]